Ils disent...
ou ce que les anciens ont vécu





Quelques témoignages "d’anciens" du quartier LIZE :
Major (FR) Vioux : « J’étais sergent des transmissions au 1er Régiment du Génie en 1972 (en réalité au GRET 806). A ce titre j’ai donc connu LIZE. Je me rappelle notamment une phase de l’apprentissage de mon permis poids lourd sur un GMC* de l’époque. Lorsque nous sortions du quartier pour des exercices de conduite, nous tournions à droite, vers le Sud. Et là, la campagne était toute proche et les environs n’étaient pas autant construits que de nos jours. En revenant au quartier en 1992, fort de mes souvenirs de 20 ans, j’ai failli ne plus reconnaître son entrée tant les abords avaient été totalement modifiés. »
 
* Camion américain de la Seconde Guerre Mondiale – General Motors Company
 
 
Sergent Ledermann (contingent 1974/06) : « J’ai fait mes classes au 1er Régiment du Génie qui était ici, à LIZE. Dans ce qui étaient les écuries (son doigt pointe vers l’Ouest) le long du périmètre militaire actuel, nous y garions nos GMC. »
 
Adjudant-chef (CR) C. Weissbraun, contingent 1980/10 : « J’ai débuté mon service à la 11ème compagnie/groupement d’instruction (GI) du quartier Leclerc. Puis, j’ai été affecté à l’escadron de transports du 6ème Régiment de Commandement et de Soutien (6° RCS) au quartier LIZE (bâtiment 002).
Ce 6ème RCS était composé de la façon suivante : sur le site du quartier LIZE il y avait outre l’escadron de transport (ET), l’escadron de commandement et de quartier général (ECQG), la compagnie de transmissions (CT) et quelques autres services tels les ateliers 2A et 2B. A l’extérieur, décentralisé au quartier Lecourbe, il y avait l’escadron de circulation (EC). Le groupement de réparation de division blindée (GRDB) était à Gresswiller et au quartier Leclerc (1° RG) il y avait le groupement d’instruction (GI) du régiment (…)
(…) Au quartier LIZE, à côté de nous vers le Sud, il y avait le mess (bâtiment 003) et au-delà à l’emplacement de l’actuel parking un vieux bâtiment (marqué x sur le plan allemand de 1912) qui hébergeait le central téléphonique régimentaire. Le foyer occupait toute la longueur des anciennes écuries au Sud. Une salle de musculation fut créée en 1980, dans la partie d’écurie située le plus au Sud-Ouest du régiment. »
 
Lieutenant-colonel (FR) Lorrain : « J’étais capitaine effectuant mon temps de commandement à la Compagnie de Transmissions Divisionnaire (CTD) à LIZE de 1982 à 1984. Au cours de la passation de commandement à l’été 1982 entre le colonel Carpentier (descendant) et le lieutenant-colonel Gourmen (montant) il y eut un fait marquant. Au moment où le général commandant la 6ème Division Blindée prononçait la célèbre formule consacrant le nouveau chef de corps, le colonel Carpentier, en ce jour de très mauvais temps, sans doute ému et de surcroît physiquement épuisé, s’effondra d’un seul coup. On accourut de tous côtés pour le remettre à la verticale mais à peine remis d’aplomb, il s’effondra à nouveau. Des brancardiers arrivèrent pour l’évacuer définitivement. »
 
Lieutenant-colonel (FR) Henninger : « J’ai connu le quartier LIZE à la fin des années 1950. Quelques années auparavant le tram avait disparu du panorama de la route du Polygone. C’était la ligne 4-14. La ligne 4 du Neudorf devait s’arrêter au Nord du Polygone à l’endroit de l’actuel Centre de Formation Professionnelle pour Adultes. Quant à la ligne 14, celle du Neuhof, elle continuait sur la route de même nom pour desservir cette localité.
Et puis il y avait aussi la cité des aviateurs qui n’existait pas en ce temps-là sous cette appellation. Des baraques recouvertes d’un épais liquide brunâtre et nauséabond, le carbonyle, palliaient là les destructions de la guerre. »
 
1er brigadier-chef (BE) Bekaert : « Je suis arrivé parmi les premiers Belges à Strasbourg en janvier 1994. Lorsque les compagnies furent créées au quartier LIZE, elles étaient installées dans l’ordre suivant :
Dans le bâtiment 002 escalier Sud, il y avait le pool auto, la 3ème compagnie belge et la section du personnel belge. Dans l’escalier Nord, il y avait la 1ère compagnie française. Dans le bâtiment 022, escalier Sud, il y avait la 4ème compagnie espagnole et dans l’escalier central et Nord la 2ème compagnie allemande. »



La numérotation des bâtiments évoquée par quelques-uns est prise sur l'esquisse du quartier en 2002.









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